Apprendre la patience aux enfants : tous nos conseils !

Apprendre la patience aux enfants : tous nos conseils !

Attendre. En voilà une notion dont bien des enfants sont dépourvus ! À un certain âge, ils veulent tout, tout de suite.

Qu’ils désirent l’attention de leurs parents, ou obtenir quelque chose, il faut que ça aille vite, et ils savent bien nous le faire comprendre. Ce n’est qu’en grandissant qu’ils apprendront à faire preuve de patience. Mais en attendant que ce jour-là arrive, les cris et les pleurs qui peuvent accompagner l’impatience des enfants peuvent mettre nos nerfs à rude épreuve.

Comment éviter ces crises ? Et surtout, comment apprendre la patience aux enfants ? Voici quelques conseils !

Apprendre la patience aux enfants : un vrai processus !

Apprendre la patience

Qu’on se le dise, la patience n’est pas innée, elle s’acquiert avec le temps. Cela suppose donc que l’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un enfant en bas âge sache attendre en un claquement de doigts. D’autant plus que pour apprendre à patienter (5 minutes, 1 heure ou encore quelques jours), encore faut-il maîtriser la notion du temps qui passe. Or, nous vous en parlions il y a peu dans l’article dédié à l’apprentissage du repérage dans le temps, c’est une notion complexe pour les enfants qui s’acquiert au fil des années.

Alors effectivement, il est parfois tentant de se soumettre aux moindres des envies du petit dernier « pour avoir la paix ». Mais tout donner tout de suite lui rend-il service ? Comment réagira-t-il lorsqu’il sera confronté à une attente plus longue ? Car parfois, pour l’anniversaire, le passage du Papa Noël, du lapin de Pâques, un déménagement, et j’en passe, on ne peut rien faire d’autre que : attendre patiemment que ce soit LE moment.

Notre rôle de parents est donc d’accompagner nos enfants à apprendre à patienter, en leur donnant des clés pour que cela ne leur semble pas être un supplice (non, non, le mot n’est pas trop fort, ça en est un pour certains !).

 

Apprendre la patiencePourquoi mon enfant est-il aussi impatient ? 

 

« Les études en psychologie du développement montrent que la durée la mieux perçue par les enfants est celle de l’attente. La frustration et l’attente permettraient la conscience du temps et de la durée. »(1)

La faute à la durée subjective !

Cela parait étrange, et pourtant quand on y pense, c’est justement la frustration et l’attente qui vont permettre à nos enfants de faire – très progressivement – la différence entre la “durée objective” et la “durée subjective”.

 

 

Prenons un exemple pour mieux comprendre :

– 5 dodos dans une semaine dite « normale », c’est la routine de la semaine, c’est mesurer le temps du lundi au week-end. Grâce aux rituels instaurés à l’école et à la maison, et aux outils de classe utilisés par les enseignants, les enfants parviennent à mesurer ce temps qui passe toujours à la même vitesse : c’est une durée objective.

– Mais 5 dodos jusqu’à un événement spécial qu’on attend avec impatience, cela parait beaucoup plus long ! C’est ça la durée subjective. C’est celle qui fait dire à nos enfants : « C’est trop long d’attendre ! ».

Maintenant, mettons-nous un instant à la place de notre enfant : 

Combien de fois avons-nous fait l’expérience de la durée subjective ! Cette dernière semaine de travail avant les vacances qui nous semble si longue, par exemple ? Même nous, les adultes, subissons cette durée subjective !

Mais la différence entre nous et les enfants, c’est que nous savons pertinemment que le temps ne fait que « sembler » être plus long. Les enfants, eux n’en ont pas conscience et le temps subjectif leur semble véritablement interminable.

Alors oui, cette phase dans la vie de nos enfants peut devenir l’enfer pour nous, parents. Nous sommes sans cesse sollicités par des demandes en tout genre, auxquelles on ne peut pas répondre tout de suite. La patience est un apprentissage qui nécessite de comprendre et appréhender le temps qui passe. Les enfants vivent dans le moment présent et le futur est abstrait pour eux, voire inexistant.

Idée


C’est pourquoi il est important de toujours donner des éléments temporels aux enfants.
Ainsi, on ne dira pas « nous allons partir », mais plutôt « nous allons partir dans 5 minutes ». Certes, ils n’ont peut-être aucune notion de ces « 5 minutes », mais cela leur permet d’acquérir un processus d’apprentissage sur le temps qui passe. On dira encore « c’est dans 7 dodos » plutôt que « la semaine prochaine ». 

Outre le fait que les enfants vivent dans le présent, cette impatience est également liée au fait qu’ils ne font pas la différence entre leurs attentes et le monde réel. Pour eux, lorsque l’on répond « non » et qu’on leur demande de patienter face à une de leur demande, c’est un peu « bah pourquoi ??? » qui se passe dans leur tête.

Pour eux, la seule chose qui existe est le lien direct entre leur désir et la réalisation de celui-ci. Le reste (les aléas de nos vies « de grands », les contraintes du calendrier, les moyens nécessaires pour assouvir leur demande) n’existe pas. Tout simplement parce que jusqu’à un certain âge, l’enfant n’a pas encore intégré qu’il existe une réalité en dehors de sa propre personne, et que le monde ne tourne pas autour de lui.

Apprendre la patience

La notion de patience en fonction de l’âge des enfants

Comme pour beaucoup de choses, il y a un âge pour tout ! Et l’apprentissage de la patience n’y échappe pas : il y a un âge pour apprendre la patience.

Entre un an et 3 ans, la notion du temps est beaucoup trop abstraite et l’enfant ne sait pas tenir compte des aléas extérieurs ou se mettre à la place des autres (il n’a pas conscience des limites de sa personne). De fait, l’attente (même 5 minutes) peut lui paraître durer des heures, ce qui l’amène à réagir avec intensité lorsqu’on lui demande de patienter. Mais c’est à cet âge que l’on peut commencer à lui apprendre la patience en lui donnant des points de repère précis pour l’habituer à patienter. On peut alors se servir de sabliers, de minuteurs, lui demander de patienter le temps d’une chanson ou encore lui mettre à disposition un calendrier pour compter en dodos lorsque l’attente est sur plusieurs jours.

– Ce n’est que vers l’âge de 4 ans que l’enfant commence à maîtriser la notion de temps de passe et d’attente. Il est donc plus à même de pouvoir patienter un certain délai lorsqu’il nous sollicite. À cet âge, les enfants sont également plus autonomes, et sont donc plus à même de s’occuper seuls le temps de patienter un court moment.

La communication est primordiale et il est essentiel de toujours expliquer à l’enfant la raison pour laquelle il doit attendre (vous n’êtes pas disponible, car vous préparez le repas, ce n’est pas l’heure pour aller à la piscine, etc.). N’hésitez pas à lui proposer une activité ou le faire participer à la vie de la maison. Bien souvent, cela calme l’impatience.

Comment réagir face à un enfant impatient ?

La façon dont nous réagissons face aux demandes des enfants est importante lorsque l’on souhaite leur apprendre à patienter.

Check listComprendre son impatience 

Le premier conseil que l’on peut vous donner est de comprendre son impatience. Il n’est pas vous, adulte, capable de gérer sa frustration de ne pas obtenir tout de suite ce qu’il veut. Demandez-vous si l’enfant cherche à satisfaire un désir ou un besoin et agissez en conséquence. L’un peut attendre, l’autre moins.

S’il s’agit d’un désir, ou d’une envie, comme de vouloir tout de suite – maintenant – jouer à un jeu ou sortir au parc, faites preuve de tolérance en le guidant pour l’emmener à patienter. Et surtout, félicitez-le lorsqu’il réussit à patienter. Valoriser sa capacité à attendre est le meilleur moyen de l’encourager à en faire de même la prochaine fois.

Check listÊtre nous-mêmes patients

De notre côté, il convient de mesurer nos réactions face à l’impatience des enfants (et aux éventuelles crises qui en découlent). Tentons de rester zen et de nous rappeler qu’ils sont en plein apprentissage !

Une petite astuce pour éviter de se faire littéralement « manger le cerveau » à coup de sollicitation à répétitions est d’instaurer un code. Si vous ne pouvez pas répondre immédiatement à l’enfant parce qu’en pleine discussion par exemple, faites-lui un signe de la main, ou un clin d’œil pour lui montrer que vous avez entendu, mais qu’il doit patienter.

Et surtout, an-ti-ci-pez ! Si vous savez que vous allez devoir patienter dans une salle d’attente, ou qu’il y a un long voyage en train, ou encore que vous prévoyiez d’aller au restaurant, prenez un petit sac avec de quoi occuper les enfants, pour les aider à patienter.

Check listExpliquer pourquoi il doit attendre

Nous en parlions plus haut, pour qu’un enfant patiente, il a besoin de comprendre pourquoi il doit attendre. Prenez le temps de lui expliquer calmement la raison pour laquelle il ne peut pas obtenir immédiatement ce qu’il souhaite. Également, mettez des mots sur ce qu’il ressent : de la frustration (de ne pas obtenir ce qu’il souhaitait à temps), de la colère peut-être d’entendre un non de la part de ses parents, etc. La communication, comme bien souvent avec les enfants, est la clé !

Check listDonner un repère temporel à l’enfant

Au-delà de lui expliquer pourquoi il doit attendre, donnez-lui un repère temporel. Pour les plus petits, utilisez des points de repère précis comme l’heure de la sieste, le retour de papa ou maman à la maison après le travail, etc. Pour cela, le calendrier Ouikili est idéal, car l’enfant visualise avec facilité les événements de sa journée grâce aux magnets. Il peut ainsi repérer que tant qu’il n’a pas fait le dodo de l’après-midi, ce n’est pas l’heure du goûter, et que par conséquent il ne peut obtenir un bonbon tout de suite. Ou encore que l’anniversaire de son cousin n’est que dans 3 jours, et qu’il devra encore faire quelques dodos avant de pouvoir faire la fête.

Apprendre la patienceLe calendrier magnétique pour enfants Ouikili permet également d’anticiper l’impatience des enfants. En visualisant les événements de sa journée ou de sa semaine, et en préparant le planning avec lui, l’enfant visualise ce qui va se passer avant que sa demande ne soit satisfaite. Cela lui permet de mieux appréhender son espace-temps.

Quelques outils et idées d’activités pour apprendre la patience aux enfants

Le jeu est un excellent moyen d’acquérir des notions pour les enfants, comme la patience. C’est le cas notamment des puzzles, ou encore des jeux de société pour lesquels il faut attendre son tour pour jouer.

Le jardinage est également un très bon moyen d’enseigner aux enfants que certaines choses demandent du temps, et que même si on a envie de manger une fraise tout de suite, il va falloir d’abord falloir attendre qu’elle pousse et qu’elle mûrisse.

À la maison, vous pouvez customiser vos horloges en y mettant des gommettes de couleurs. Cela servira de repère visuel à l’enfant lorsque vous lui demanderez de patienter. Ainsi, vous pourrez vous en servir pour délimiter un temps d’activité, ou encore lui demander de patienter jusqu’à ce que l’aiguille soit sur la gommette verte.

Si vous êtes en extérieur, faites preuve d’ingéniosité. Parfois, un enfant qui s’impatiente, c’est un enfant qui s’ennuie (lorsque l’impatience provient d’une longue attente). Proposez-lui une activité, un jeu, des devinettes, chantez une chanson, prévoyez un livre avant de quitter la maison, donnez-lui une mission à remplir pour vous aider, etc.

 

Comprendre l’impatience de votre enfant est le meilleur moyen de lui apprendre à être patient. Vous savez maintenant pourquoi votre refus de vous soumettre à ses demandes peut générer des crises de sa part. Le meilleur moyen de l’emmener à patienter est de communiquer, et surtout, d’anticiper les moments d’impatience. Munissez vous d’activités en tout genre et d’une bonne dose de patience !

 

 

(1). « Séminaire Les rituels à l’école maternelle : La construction de repères du temps dans les activités ritualisées », par Jérôme DAMBLANT, PIUFM – Cécile BONNEAU, CPC – Martine DESPLANQUE et Jean-Charles SAMMUT, DEA

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Disputes entre frères et sœurs : comment les gérer ?

Disputes entre frères et sœurs : comment les gérer ?

« Mammaaannnnn elle m’a tapé ! », « c’est même pas vrai ! C’est lui qui a commencé ! ». Ah… les joies de l’entente (non) cordiale entre frères et sœurs… Toute une affaire à gérer pour nous, parents, pas vrai ? Et oui, on rêve tous d’une famille idéale où l’entente entre tous les membres de la famille serait parfaite, et où règneraient soutien et entraide dans la fratrie. Quoique, ces petites chamailleries pimentent la vie ! Même s’il n’est jamais agréable de voir ses progénitures se disputer, qu’on se le dise, les rivalités entre eux sont inévitables. Tenez-vous bien, elles sont saines et indispensables à une bonne construction psychique. Et oui, ces disputes permettent aux enfants de se différencier et de s’affirmer. Alors, plutôt que les subir de notre côté, faisons un zoom pour savoir comment gérer les conflits entre et sœurs pour que la maison ne se transforme pas en champ de bataille…

Pourquoi les frères et sœurs se disputent-ils ?

Parce que tout le monde ne peut pas toujours être d’accord sur tout ! Tout comme nous, adultes, avons des conflits avec des amis, collègues ou membres de notre famille, les enfants aussi ont leur lot de désaccord. Une fratrie est composée de personnes à part entière qui ont leur propre opinion, caractère et envies qui divergent. Il est donc normal que chacun défende ses positions. Les disputes sont pour eux un moyen de se différencier.

Mais à leur âge, me direz-vous, qu’est-ce qui peut bien les préoccuper autant pour en venir à se chamailler de la sorte, et surtout aussi fréquemment ?

Dispute frere et soeur

Tout un tas de choses en fait. L’aîné peut vouloir s’affirmer, car il a perdu l’exclusivité de ses parents à l’arrivée du petit deuxième. Le benjamin quant à lui sent qu’il doit se faire une place, déjà bien occupée par son grand frère ou sa grande sœur. Des rivalités s’installent et les disputes éclatent.

De nombreuses chamailleries sont liées à l’âge des enfants. Chez les tout petits par exemple, des conflits peuvent émerger quand le benjamin de la famille commence à faire ses premiers pas et que l’aîné voit ses jouets disparaître !

Puis, quand les enfants grandissent, d’autres difficultés peuvent émerger. Vers l’âge de 6 ans, ils entrent “chez les grands” et les jeux bien présents en classe de maternelle sont remplacés par les apprentissages (de la lecture et de l’écriture notamment). Cette transition vers un monde moins enfantin peut être vécue difficilement par les enfants, autant en classe qu’à la maison. Une fratrie unie peut alors vivre un déséquilibre, car les grands délaisseront petit à petit les plus jeunes au profit d’activités plus adaptées à leur âge.

Et puis, il y a bien entendu la volonté d’obtenir, ou posséder ce que l’autre a : un jouet, un espace de jeux, etc. La jalousie explose et il y a conflit.

Il faut également tenir compte du caractère de chacun. Certains enfants ont besoin d’une « bulle » journalière, plus que d’autres, et l’intrusion dans cette bulle par l’un de ses frères et frères peut créer des tensions. Comme un envahisseur qui viendrait troubler le calme attendu.

A savoir ! Les sources de conflits ou de rivalités ont toujours existé au sein d’une fratrie. Ils peuvent aller de la simple chamaillerie, ou dans des cas plus graves à l’expression de violence. Cela peut nous inquiéter, nous, parents. Si vous cherchez des solutions, deux ouvrages en particulier peuvent vous être d’une grande aide :  « Jalousies et rivalités entre frères et sœur » de Adele Faber et Elaine Mazlish et « La discipline positive » de Janne Nelsen.

Selon ces ouvrages, les conflits entre frères et sœurs peuvent aller de la simple chamaillerie, ou dans des cas plus graves à l’expression de violence.

3 degrés de disputes entre frères et sœurs

On distingue trois types de « mésentente » entre frères et sœurs, avec des degrés d’intensité et de gravité différents.

Conflit frère et soeur Les chamailleries entre frères et sœurs sont classiques. Les enfants se chamaillent souvent pour des broutilles et ces petits conflits ne nécessitent pas l’intervention des parents. Au contraire, mieux vaut ne pas intervenir pour leur permettre d’apprendre à solutionner leurs conflits par eux-mêmes. Bien sûr, nous pouvons les guider au départ sur la meilleure façon de communiquer lorsqu’ils ont besoin de gérer un conflit.

Conflit frère et soeur Les disputes entre frères et sœurs, c’est le stade au-dessus, quand justement ils n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente. Une dispute dure souvent plus longtemps qu’une chamaillerie et a une intensité plus forte. Elle nécessite la plupart du temps l’intervention d’un adulte. On peut alors demander aux enfants de raconter leur version à tour de rôle, reformuler ce qui s’est passé et réfléchir ensemble à une solution qui conviendra à tout le monde.

Conflit frère et soeur Les violences entre frères et sœurs peuvent également arriver. Ils peuvent se mordre ou se taper par exemple. L’intervention de l’adulte ici permet de rappeler les règles de vie et de la maison, de faire cesser le conflit, puis d’accompagner ensuite chacun à s’exprimer sur ce qu’il ressent et à trouver des solutions.

 

conflit entre frère et soeur

Comment gérer les conflits entre frères et sœurs ?

Chaque conflit est différent. Il est donc nécessaire de prendre le temps de comprendre chaque situation pour mieux gérer le conflit. Parfois ce sont les aînés qui ignorent les plus petits, et parfois ce sont les plus jeunes qui vont embêter les plus grands… Comme dit plus haut, l’important est que chaque enfant puisse donner sa version de l’histoire, et surtout que chaque conflit soit géré en tenant compte de l’âge des enfants.

Ne pas prendre parti Ne pas prendre parti

Notre rôle de parent est de rester neutre. Chercher un coupable ne résout jamais un problème, et fait naître au contraire un sentiment d’injustice et des incompréhensions chez les enfants.

Ne pas intervenir systématiquement dans le conflitNe pas intervenir systématiquement dans le conflit

L’idéal est de ne pas intervenir immédiatement (ou trop vite) dès le début de la dispute pour leur apprendre à résoudre un conflit par eux-mêmes. Grâce à cela, les enfants développent leur capacité à négocier, partager et communiquer. Vous pourriez être surpris de leur capacité à trouver une solution seuls !

Trouver des solutions ensemble Trouver des solutions ensemble

Si vous constatez que les frères et sœurs n’arrivent pas à se mettre d’accord, vous pouvez jouer le rôle de médiateur : écoutez sans interrompre, laissez chacun d’eux exprimer leurs émotions et tentez de trouver une solution ensemble.

Rappeler les règles de vie et de la famille Rappeler les règles de vie et de la famille

Les enfants ont le droit de ne pas être d’accord et de l’exprimer, cependant il est interdit de faire preuve de violence les uns envers les autres. Ils ont le droit d’argumenter, de hausser le ton, mais jamais d’en venir aux mains.

Ne pas crier Ne pas crier

Et oui, on a souvent tendance à crier pour faire cesser un conflit, dans l’espoir d’un retour au calme (et puis aussi parce que nous avons nos propres émotions, et qu’il n’est pas toujours évident de rester de marbre). Bien sûr, cela peut arriver de se laisser emporter, mais dans la majorité des cas essayez de garder votre calme et de vous adresser aux enfants d’une voix douce. Crier ne fera malheureusement qu’empirer la situation en ajoutant de l’énervement à une situation déjà conflictuelle.

Faire diversionFaire diversion

Parfois, le simple fait de faire diversion permet de mettre un terme à une petite chamaillerie. En changeant de sujet, vous leur permettez de détourner leur attention du sujet conflictuel. Vous pouvez par exemple leur proposer de faire un jeu ensemble, ou de leur confier à chacun une tâche à effectuer. Bien souvent, la dispute est vite oubliée au bout de quelques minutes. Le rire et le jeu permettent d’apaiser tout le monde !

Magnets les copains OuikiliEnfin, pensez à souligner les moments positifs durant lesquels la fratrie joue ensemble, sans disputes. N’hésitez pas à leur dire comme il est agréable de les observer partager ces moments avec complicité.

 

Les conflits entre frères et sœurs ne sont pas une fatalité. Acceptez les disputes, au lieu de tenter de les éviter à tout prix, pour permettre à chacun de se construire et d’appréhender les relations sociales avec les autres. Le plus important est de garder une approche bienveillante et respectueuse, et d’interdire la violence.

 

 

 

Sur le même thème sur le blog de Ouikili : « Retour au calme, aménager un coin apaisant » 

 

 

 

 

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Se repérer dans le temps : une notion complexe pour les enfants

Se repérer dans le temps : une notion complexe pour les enfants

« Demain », « tout à l’heure », « la semaine prochaine », nous, parents, utilisons fréquemment des expressions faisant référence au temps lorsque nous nous adressons aux enfants. Or ce concept de temps est complètement abstrait pour eux. Pourquoi et comment leur apprendre à se repérer dans le temps ? Voici quelques idées de repères !

Pourquoi est-ce important de savoir se repérer dans le temps ?

Donner des repères dans le temps est une chose primordiale, cela permet de savoir planifier, anticiper, s’organiser, mémoriser, manipuler les concepts et les images, etc. Cet apprentissage qui se fait petit à petit au fil des années chez les enfants va donc leur servir toute leur vie.

Créer des automatismes

Savoir se repérer dans le temps permet de créer des automatismes, qui peuvent être bien utiles avec les plus jeunes enfants. À un certain âge, les enfants aiment s’opposer et s’affirmer en disant « non » à la moindre occasion. Donner des repères de temps aux enfants sur les différents gestes du quotidien permet, bien souvent, d’adoucir les conflits aux moments clés de la journée. En effet, si l’enfant connaît la routine qu’il va devoir suivre, il aura moins l’impression de subir les gestes du quotidien.

Se rassurer

Il est bien souvent angoissant pour un enfant de ne pas savoir ce qu’il va faire pendant sa journée, ou d’un jour à l’autre. C’est d’ailleurs comme cela qu’est né le calendrier Ouikili. Ma volonté était d’aider mon fils qui avait besoin d’être rassuré sur ses journées. Certains enfants ont des emplois du temps plus complexes que les autres (garde alternée, rdv médicaux multiples, absence des parents pour le travail, etc.). Leur donner des repères pour s’y retrouver, et se projeter dans leur semaine permet ainsi de les rassurer.

Anticiper les futurs apprentissages

L’apprentissage de la notion du temps est souvent long, et pour beaucoup d’enfants il leur faut du temps pour le maîtriser. Plus l’enfant acquiert cette notion tôt, plus il sera à l’aise rapidement. Il sera ainsi à même d’acquérir progressivement les connaissances sur les moments de la journée : matin, soir, après-midi, les jours de la semaine, puis les heures, etc.

À quel âge les enfants comprennent-ils la notion du temps ?

Nous l’avons vu, dire à un enfant en bas âge « mamie vient te voir la semaine prochaine » n’a aucun sens pour lui. Toute phrase qui implique la notion du temps tombe littéralement « dans l’oreille d’un sourd ». Cela revient au même de parler à votre enfant dans une langue étrangère.

En effet, un enfant devient à l’aise avec les notions du passé, présent, futur, ainsi que les jours de la semaine, puis de l’heure qu’à partir de 6 à 8 ans.

Mais il ne faut pour autant pas attendre cet âge-là pour initier les enfants à la notion du temps. Il est possible de leur apprendre petit à petit à se repérer chronologiquement grâce à des outils adaptés à leur âge. Par exemple, avant l’entrée à l’école les enfants commenceront à peine à distinguer « hier » et « demain », mais les notions de passé et de futur seront encore loin. Jusqu’à l’âge de 4 ans, les enfants se situent surtout dans le temps grâce à des faits marquants de leur journée comme le repas, la sieste, le bain, etc. Petit à petit, il saura inscrire ces faits marquants sur les moments de la journée : le matin, le midi ou le soir.

Comment aider son enfant à se repérer dans le temps ?

Comme pour tous les apprentissages, l’acquisition de la notion du temps se fait par étape en adaptant les outils à l’âge de l’enfant. À charge des parents d’être à l’écoute et d’observer les enfants pour savoir ce qu’il est prêt à assimiler ou non. Voici quelques moyens d’initier son enfant au temps, étape par étape.

Se repérer dans la journée

Il existe des horloges 12 ou 24 heures avec plus ou moins d’informations (moments clés de la journée, ou routines, représentés par des images). C’est notamment le cas des horloges My Little Concept qui permettent aux enfants de s’approprier la notion du temps et des heures.

Plus simple, car sans référence horaire, le planning visuel fournit les différentes étapes de la journée, en images. En effet, faire appel à des supports visuels tels que pictogrammes, photos, etc. est un excellent moyen pour les enfants de comprendre comment est structurée leur journée.

Ce planning peut être fait à la journée pour les plus petits, puis petit à petit basculer sur 2 journées consécutives, etc. Il convient de définir les besoins de l’enfant : est-il perdu lorsqu’il y a trop d’information ? Au contraire, a-t-il besoin de visualiser le jour et le lendemain pour se sentir bien ? Vous seul détenez la réponse, car chaque enfant est différent.

Avec un calendrier magnétique, l’enfant peut également marquer l’action faite en retirant le magnet du support. Cela aide certains enfants à avancer de manière chronologique sur leur journée : la routine du matin est faite, la journée peut commencer, ou encore, j’ai fini de faire le dodo de la sieste, je peux commencer à goûter, etc.

Pour les moments de la journée plus intenses (souvent le matin et le soir), il est également possible de faire un « zoom » sur ces créneaux horaires pour que le planning se focalise dessus en donnant plus de détails. C’est notamment le cas des routines que l’enfant pourra visualiser et suivre sans mal.

Se repérer dans la semaine

Il est souvent important pour les enfants de savoir ce qui va se passer sur la semaine : quels jours ont-ils école ? Qui vient me chercher quel jour ? Et mon sport, c’est quand ?

Faire un planning sur une semaine est donc un bon moyen de visualiser tout ce sur quoi les enfants portent leur inquiétude. C’est dans cette optique que j’ai créé le calendrier Ouikili, personnalisable à l’infini (ou presque) pour s’adapter à chaque enfant et famille.

L’enfant qui n’a pas encore acquis les notions de futur (et qui ne connaît pas les mentions telles que « dans 2 jours… »), peut compter en dodo pour savoir la durée qui le sépare de l’événement qui l’intéresse.

 

 

Se repérer dans l’année 

Qui n’a pas un enfant qui a réclamé le passage du père Noël au mois de juillet ? Ou des chocolats de Pâques en novembre ? La poutre du temps Montessori permet aux enfants de repérer visuellement la distance qui les sépare de leur prochain anniversaire, des prochaines vacances, ou encore du prochain repas avec ses cousins.

La poutre du temps, issue de la pédagogie Montessori, est une frise (au mois, ou à l’année) sur laquelle chaque jour est représenté. Cette frise doit être affichée à la hauteur des yeux de l’enfant. Chaque jour, l’enfant fait une croix ou colle une gommette sur la journée passée. En faisant cette action, l’enfant se rend compte que le temps passe, sur une période donnée (mois ou année). En notant les événements marquants dans cette succession de jours, l’enfant apprend petit à petit à appréhender la notion du temps (présent, futur et passé).

Un exemple de poutre du temps est à télécharger gratuitement ici. Comme pour le calendrier, j’ai voulu un outil qui facilite la vie des enfants et des parents.

 

Notre rôle de parents est d’aider nos enfants dans l’apprentissage de la notion du temps, pour les aider à se repérer dans le temps, en tenant compte de leur âge, leurs facilités et leurs freins. Gardez toutefois à l’esprit que parfois, avoir trop d’outils est contre-productif. Préférez vous concentrer sur un seul outil à la fois et attendre quelques semaines que le premier support soit bien compris par l’enfant avant d’en intégrer un autre.

 

 

 

 

 

 

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Premières tâches ménagères : quoi et à quel âge ?

Très tôt, un enfant peut commencer à effectuer de petites tâches ménagères avec l’aide de ses parents. Il s’agit plus d’un jeu, ou de mimétisme. En plus d’être une bonne habitude à développer, d’apprendre à rendre service aux autres ou encore de participer à la vie de la maison, ses premières petites responsabilités données à l’enfant l’aident dans son développement. Mais en pratique, que peut-on confier comme tâches aux enfants selon leur âge ?

Premières responsabilités : les bienfaits pour l’enfant

Les tâches ménagères aident votre enfant à développer plusieurs compétences comme lui apprendre à :

        Avoir des responsabilités ;

        Organiser son temps ;

        Se fixer des objectifs ;

        Acquérir certaines habiletés motrices.

Lui confier de petites tâches à effectuer lui permet également de comprendre que cela fait partie de la vie quotidienne. Autant pour les grands que pour les petits.

Se voir confier des missions par papa et maman, permet également à l’enfant de bâtir sa confiance : il se sent grand et utile.

Faire participer les enfants aux tâches de la maison, c’est aussi renforcer leur sentiment d’appartenance et leur esprit de collaboration. Nous sommes tous dans le même panier ! Ou la même panière (à linge ??!) en l’occurrence… Cet esprit de groupe contribue à acquérir le sens de l’effort qui leur servira dans bien des domaines pour leur vie future.

Enfin, pour les tout-petits, aider les parents dans les tâches ménagères c’est avant tout l’occasion de passer du bon temps avec eux. Ils ne voient pas cela comme une contrainte à cet âge-là. Ces moments passés ensemble renforcent le lien d’attachement parents/enfants.

Nombreux sont les parents qui pensent que leur enfant est trop petit pour participer à la vie de la maison, ou préfèrent faire les choses par eux-mêmes, seuls, pour aller plus vite et le faire à leur manière. Or, pour chaque âge, il existe une façon de participer aux tâches qu’incombent la vie de famille. Et surtout, un enfant a besoin de se sentir utile au sein de sa famille, pour renforcer son sentiment d’appartenance et son esprit de collaboration.

Ainsi, sans dire de faire disparaître l’enfant sous une liste de tâches à accomplir, lui assigner quelques missions (à la hauteur de ses capacités), c’est l’aider à favoriser son autonomie. Un enfant qui se voit attribuer des tâches, c’est un enfant à qui l’on dit que l’on a confiance en lui !

Quelles tâches ménagères peut-on donner à un enfant et à quel âge ?

Vous l’aurez compris, l’idée n’est pas de transformer les enfants en fée du logis, mais de leur donner toute notre confiance dans certaines tâches à accomplir. Bien entendu, celles-ci peuvent différer d’une famille à l’autre, mais aussi, et surtout, d’un enfant à l’autre. Il est important de donner à l’enfant des missions qu’il est capable d’accomplir. Voici quelques exemples de tâches ménagères que l’on peut donner à un enfant selon son âge.

 Avant 3 ans :

        Ranger ses jouets ou ses livres. Il faudra le faire avec lui au départ pour lui donner l’exemple et le motiver. Petit à petit, il gagnera en autonomie.

        Trouver les chaussettes semblables lorsque vous pliez le linge, pour que vous puissiez les assembler rapidement.

        Plier du petit linge comme les bavoirs, les culottes, des petites serviettes, etc.

        Ranger ses chaussures et son manteau en arrivant à la maison.

        Nettoyer la table, ou d’autres objets, en lui confiant un linge humide.

        Mettre un déchet à la poubelle (on peut même commencer à lui apprendre ce qui va ou non dans la poubelle de tri).

        Laver les légumes, déchirer les feuilles de laitue, verser les ingrédients dans un bol, etc.

Entre 3 et 5 ans :

        Ranger ses jouets.

        Mettre son linge sale dans la panière à linge.

        Ranger ses vêtements pliés sur les tiroirs ou étagères sont à sa portée.

        Déposer sa vaisselle sale près de l’évier.

        Mesurer avec vous les ingrédients secs d’une recette.

        Aider à mettre la table.

        Arroser les plantes.

À partir de 5 ans :

        Mettre seul la table et la débarrasser.

        Ranger ses jouets (encore et toujours).

        Plier le linge (pantalons, serviettes, chaussettes, etc.)

        Essuyer la poussière sur une étagère.

Dès l’âge de 6 ou 7 ans, l’on peut ajouter certaines tâches comme :

        Participer en courses : déposer les articles dans le panier, porter des sacs légers).

        Faire son lit.

        Étendre le linge.

        Balayer ou passer l’aspirateur.

        Aider à la préparation du repas.

        Arracher les mauvaises herbes.

        Etc.

Comment encourager son enfant à accomplir ses premières responsabilités ?

Bien évidemment, plus vous habituez votre enfant tôt à participer aux tâches familiales, plus sa participation sera « naturelle » en grandissant. Au départ, les enfants aiment « faire comme les grands », il n’y a donc souvent aucun mal à les faire participer. Mais en grandissant, il est possible qu’ils souhaitent moins collaborer… Voici quelques astuces pour les motiver !

Il convient dans un premier temps d’établir certaines règles de base face à votre enfant :

        Évitez de lui en demander trop et ayez des attentes réalistes, au risque de le décourager. Choisissez des tâches simples, adaptées à son âge et qui ne demandent pas trop de temps ni de concentration.

        Soyez tolérant, votre enfant apprend ! Chacun avance à son rythme et à sa façon de faire. Les choses seront sûrement faites en prenant beaucoup de temps, et non comme vous l’auriez fait vous, mais l’important est que l’enfant fasse l’effort d’accomplir sa mission jusqu’au bout. Si besoin, demandez-lui gentiment de refaire une partie de sa tâche à accomplir, tout en restant positif.

        Soyez patient, mais constant sans hésiter à répéter ce qu’il doit faire.

        Établissez des règles dès le départ pour éviter toute confusion. Par exemple, il ne peut pas commencer à jouer tant que sa chambre n’est pas rangée.

Motiver son enfant à participer aux tâches de la maison :

        Aidez votre enfant à s’organiser pour que son travail soit plus facile et efficace.

        Lorsque c’est possible, donnez-lui le choix entre 2 ou 3 possibilités pour effectuer la mission qu’il préfère.

        Félicitez-le lorsqu’il termine une tâche pour lui montrer votre satisfaction et l’encourager. Des petites phrases comme « tu as bien rangé ta chambre, je suis fier de toi ! » ou « merci de m’avoir aidé, ça va plus vite à deux ! » font beaucoup de bien à entendre.

        Transformez la tâche en jeu. Par exemple, l’on peut imaginer une liste des tâches à effectuer par toute la famille à venir cocher au fur et à mesure. C’est toujours encourageant de voir l’avancement des tâches accomplies sur un support et de constater ce que l’on a réussi à faire. On peut aussi imaginer de courts défis comme « combien de jouets peux-tu ranger en 30 secondes ? »

        Profitez de certaines tâches en commun comme désherber ou faire le repas ensemble pour discuter avec lui : comment se sent-il, ce qu’il a fait à l’école, etc.

        Donnez-lui l’exemple en accomplissant vous-même vos tâches dans la bonne humeur ! On peut par exemple mettre de la musique pour que l’atmosphère soit plus agréable ou encore danser et faire des blagues. Cela montre à l’enfant que les tâches peuvent se faire dans une atmosphère agréable et permettre de passer du bon temps.

Pour les enfants entre 3 et 5 ans, n’hésitez pas à leur demander d’être votre assistant lorsque vous accomplissez certaines tâches. Ils adorent ça !

Enfin, éviter « d’acheter » votre enfant pour qu’il donne un coup de main en lui promettant une récompense. L’idéal est de lui faire comprendre que participer à la vie de la maison avec ses petites missions est une façon d’aider sa famille.

Un support fun et ludique pour visualiser les tâches à accomplir

Chez Ouikili, le calendrier magnétique personnalisable suit l’évolution des petits dès leur plus jeune âge. Après les avoir aidés à comprendre le déroulement de leur journée et de leur semaine, il sert également de support pour les petites missions du quotidien à accomplir.

L’on peut donc se servir de ce support familier pour mettre en place les tâches que devra réaliser l’enfant régulièrement. Pour ce faire, Oukili vous propose quelques magnets pour mettre en place un tableau coloré et ludique pour les premières responsabilités des enfants.

L’enfant pourra ainsi rapidement visualiser ce que l’on attend de lui pour que cela s’intègre dans une routine. Par exemple, le matin on fait son lit, au dîner on aide à mettre la table et on débarrasse son assiette, et le soir avant de se coucher on met son linge sale dans la panière.

Un support pratique, ludique et facilement manipulable pour les enfants !

Quelques erreurs à éviter

Si votre enfant refuse de faire ses petites missions, cherchez à comprendre ce qui ne va pas plutôt que de vous énerver. Peut-être que les tâches demandées sont trop difficiles, ou que votre enfant est trop fatigué à ce moment-là. Peut-être aussi que son attention est prise par une inquiétude. Mieux vaut tenter de comprendre et résoudre ce qui ne va pas pour qu’il retrouve son envie de participer.

Évitez également de le punir s’il ne fait pas ses tâches. Insistez calmement et expliquez-lui que chacun doit participer aux tâches ménagères à son niveau.

Enfin, ne faites pas vous-même la tâche qu’il doit accomplir au risque de lui envoyer le message que s’il ne fait pas, papa et maman feront ! Il est préférable de proposer son aide pour l’encourager à la faire et le féliciter lorsqu’il vous aide.

 

En bref

Donner de premières responsabilités à votre enfant l’aide à avoir des responsabilités et à bâtir sa confiance en lui, en plus de renforcer son sentiment d’appartenance et son esprit de collaboration. Proposer à l’enfant de devenir votre assistant et transformer les tâches en jeux sont d’excellent moyen de le voir collaborer. Enfin, si votre enfant ne fait pas ses missions, mieux vaut tenter de comprendre ce qui ne va pas, plutôt que le punir. 

 

 

 

 

 

 

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A imprimer : Compte-dodos de Noël 2021 !

Parce que 24 dodos avant Noël, c’est beaucoup !

Vous me l’avez demandé, alors je renouvelle cette année encore le compte-dodos de Noël pour aider les enfants à compter les dodos jusqu’au jour tant attendu !

Pas question de remplacer le traditionnel calendrier de l’avent, ah non ! On aime tant ouvrir des fenêtres et découvrir un chocolat ou une surprise chaque jour 😉

Ce petit compte-dodos servira surtout aux enfants à visualiser le nombre de dodos qu’il reste avant Noël.

 

VERSIONS PÈRE NOËL

Chez Ouikili, on aime les apprentissages, alors cette année, je vous propose plusieurs versions qui reprennent les couleurs ET l’écriture des jours de la semaine comme sur le calendrier : en majuscule ou en cursive. Petite nouveauté cette année, une version réveil fille et réveil garçon pour le réveil du matin de Noël.

 Les enfants qui utilisent Ouikili au quotidien reconnaitront les images de leurs calendriers 😉

Pour les filles 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez télécharger les documents au format Pdf ici : 

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – FILLE + CURSIVE

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – FILLE + MAJUSCULE

Pour les garçons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez télécharger les documents au format Pdf ici : 

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – GARCON + CURSIVE 

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – GARCON + MAJUSCULE 

 

 

VERSIONS AVEC PÈRE NOËL ET SAINT NICOLAS

Une version « avec Saint Nicolas » pour les enfants qui attendent cet événement avec impatience 

 

 

Pour les filles 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez télécharger les documents au format Pdf ici : 

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – FILLE + CURSIVE + SAINT NICOLAS

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – FILLE + MAJUSCULE + SAINT NICOLAS

 

Pour les garçons

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez télécharger les documents au format Pdf ici : 

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – GARCON + CURSIVE + SAINT NICOLAS

Compte-dodos de Noel Ouikili 2021 – GARCON + MAJUSCULE + SAINT NICOLAS

 

J’ai hâte de connaître votre préféré et de découvrir vos photos ! 

Je vous souhaite une belle période de l’avent et 24 dodos à compter avec vos enfants !

A bientôt,

Cathy Saint Jean

Créatrice de Ouikili

 

 

 

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Le rituel du coucher, le pouvoir d’une habitude

Le coucher est souvent le moment privilégié des parents et des enfants pour passer du temps ensemble. Certains enfants ont besoin d’être rassurés et d’un peu de temps avec leur maman ou leur papa, d’autres aiment bavarder au lit avec leurs parents. Ce moment qui annonce une séparation avant la nuit est souvent vécu avec beaucoup d’angoisse par les jeunes enfants. C’est pourquoi les mots, gestes et intentions des parents sont là pour rassurer. Le rituel du coucher prend alors tout son sens pour aider l’enfant à trouver la sérénité avant son endormissement. Zoom sur ce temps de préparation, pour une mise au lit sereine.

Dormir, un besoin vital : l’importance du sommeil

Si notre corps a besoin de manger, boire et respirer pour survivre, il a également besoin de sommeil pour se régénérer.

En effet, le sommeil a des conséquences majeures sur la santé :

        Le sommeil est essentiel au développement du cerveau : le fait de dormir longtemps affecte les capacités cognitives, notamment la mémoire et l’attention.

        Le sommeil a une influence sur le métabolisme et favorise la digestion.

        Il aide à l’apprentissage, favorise la mémorisation, et améliore la concentration.

Bref, dormir, c’est comme manger, boire et respirer : c’est vital !

Le sommeil contribue à la santé mentale, physique et créative. Sans sommeil, on devient irritable, fatigué, et l’on perd en concentration.

Le sommeil est aussi une période où l’on développe la mémoire à long terme et la mémoire émotionnelle. On a aussi besoin de sommeil pour renforcer ses souvenirs et les stocker.

C’est pour toutes ces raisons que le sommeil est indispensable à nos vies !

Le rituel du coucher

Le rituel du coucher est une phase préparatoire à l’endormissement, dont on répète chaque jour les mêmes étapes. C’est un moment de partage entre l’enfant et les parents pour l’aider à s’endormir en toute confiance.

C’est un temps calme essentiel pour que l’enfant se prépare à dormir. Il est parfois difficile à mettre en place, surtout lorsque les parents sont tendus et fatigués après une journée de travail. Il n’en reste pas moins que l’enfant aussi a vécu de nombreuses émotions durant sa journée, et qu’il lui est parfois difficile de les laisser de côté et trouver de l’apaisement.

Pour transformer le moment du coucher en un moment calme et le remplacer par les cris et les larmes, le rituel est ce qu’il y a de plus réconfortant pour l’enfant.

Le pouvoir d’une habitude

 

Qui dit rituel, dit habitudes. C’est en créant des automatismes que l’on aide l’enfant à vaincre sa peur de la séparation à la nuit tombée. Bien souvent, il a besoin de papa ou maman pour apprivoiser la nuit et se sentir en sécurité pour trouver seul le sommeil.

Ainsi, lorsque tous les rites du soir seront accomplis pendant la phase de préparation au sommeil, l’endormissement à proprement dit se fera sans encombre.

Les rituels, ou habitudes sont des pratiques essentielles pour le bon développement de l’enfant. Ils se répètent chaque jour, ou interviennent à intervalles réguliers, mais restent immuables. C’est sécurisant. C’est pourquoi il faut respecter le rituel du coucher pour que l’enfant se sente bien et s’endorme facilement dans un cadre sécurisant.

Créer une routine : les 5 étapes du rituel du coucher

Après la théorie, place à la pratique : concrètement, on s’y prend comment ? Rassurez-vous, en réalité la routine du coucher se met en place naturellement et varie d’une famille à l’autre. L’important est de respecter 3 phases :

        Déterminer la routine qui correspond le mieux à l’enfant et au reste de la famille en testant ;

        Mesurer combien de temps prend cette routine pour l’anticiper au mieux et respecter l’heure du coucher ;

        Répéter quotidiennement cette routine.

Les parents sont pleinement acteurs du rituel du coucher et cela doit être un moment d’échange et de câlin pour se dire au revoir et à demain paisiblement.

Pour vous aider à mettre en place un rituel du coucher, voici quelques conseils à suivre en 5 étapes.

1. Inventer son propre rituel

À chaque famille, son rituel. Bien sûr, il existe des similitudes dans toutes les familles, mais en réalité, ce moment intime est propre à chacun. Les besoins des enfants sont variables, et c’est bien là ce qui crée toute leur richesse. Ainsi, libre à vous d’intégrer pleinement dans votre rituel le moment du brossage de dents ou non, la lecture d’une histoire, un moment de jeu calme, un instant de dialogue, etc.

2. Instaurer une atmosphère propice au sommeil

Dans tous les cas, une atmosphère propice au sommeil est essentielle. Pour cela, prenez l’habitude de baisser le son de votre voix, tamisez la lumière et évitez toute activité qui pourrait distraire l’enfant ou l’éloigner de cette phase préparatoire calme vers laquelle vous l’emmenez.

3. Répéter toujours les mêmes étapes

Un rituel du coucher, c’est avant tout des habitudes qui rassurent. Il doit toujours être organisé de la même façon, ou tout du moins ne pas le laisser varier plus que légèrement, pour que l’enfant ait des repères rassurants. Par exemple, si votre rituel du coucher est « pipi, brossage de dents, pyjama, histoire, câlin », ce n’est pas très grave si le brossage de dents se fait avant le pipi ni si le pyjama est enfilé avant tout le reste.

4. Accompagner l’enfant

Même si votre enfant est suffisamment grand pour être autonome pour se laver les dents et se mettre en pyjama, mieux vaut être présent avec lui, sauf s’il vous le demande expressément. Rester à ses côtés et le couver de votre présence réconfortante lui assurera une mise au lit plus sereine.

5. Entourer l’enfant d’amour

Le moment du coucher est souvent LE moment dans la journée où l’on en profite pour faire le plein de câlins, de bisous et de mots doux. C’est l’occasion pour l’enfant de faire le plein d’amour (de remplir sa jauge) avant de se séparer de vous et affronter seul la nuit.

Également, n’attendez pas de votre enfant qu’il s’endorme instantanément parce que vous le mettez au lit. Ce n’est pas un robot, et personne ne dort sur commande. L’important est qu’il se sente bien dans son lit, seul, et que le sommeil vienne lorsque ce sera le moment.

Pour finir, voici un petit conseil qui pourrait bien vous aider. L’enfant peut avoir certaines phases de rappel, qui deviennent parfois incessants. Les raisons sont variées, cela peut être dû à du stress, des cauchemars, etc. Répondez aux premières sollicitations pour le rassurer, mais veillez également à y mettre un terme avec douceur, mais fermeté, pour ne pas que cela perdure.

 

Moments de tendresse, comptine, histoire du soir, câlins… à chacun sa préférence. L’important est que l’enfant se sente bien et évacue ses émotions de fin de journée. Encore une chose, quand l’enfant doit dormir ailleurs, pensez à préparer ses petits objets qu’il aime et le rassure (doudou, tétine, etc.) pour qu’il se sente un peu chez lui. Et pour préparer la séparation en douceur, je vous invite à découvrir mon « kit vacances loin de la maison ».

 

 

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Vacances loin de la maison : le kit pour m’y préparer !

Séjour en vacances ou départ en week-end, comment anticiper et vivre au mieux un éloignement provisoire de la maison pour l’enfant ? Comment lui faire comprendre la notion de temps alors qu’il est si petit ? On vous donne tous nos conseils pour permettre que chaque moment loin de la maison se fasse avec le plus de douceur possible.

Comment gérer les séparations avec les enfants ?

S’il n’est parfois pas facile pour l’enfant de quitter son nid douillet et réconfortant, il en est de même pour certains parents. Ainsi, la posture du ou des parents a toute son importance pour préparer au mieux ce moment de séparation. Larmes, discours inquiet, comportement surprotecteur et autres, peuvent déstabiliser l’enfant.

Ainsi, pour préparer au mieux cette séparation de quelques jours, mieux vaut préparer la séparation en amont ! Pour cela, il convient d’anticiper les besoins de l’enfant lors de son séjour et de tout bien préparer en amont : doudou, sucettes, livre préféré, etc. Mais parfois, cela ne suffit pas. L’enfant a besoin de savoir combien de temps il restera loin de la maison. C’est souvent là que l’affaire se corse, puisque les enfants (selon leur âge) n’ont pas la notion du temps. Pour eux, une heure ou une journée peuvent représenter la même journée, et parfois même leur paraître une éternité.

Avant 3 ans, l’enfant a besoin de connaître le déroulement d’une journée en distinguant le matin, le midi, l’après-midi et le soir pour poser des repères temporels. Mais il est difficile pour eux de comprendre la temporalité sur une semaine entière.

De 4 à 6 ans, l’enfant étant scolarisé, il acquiert progressivement la notion du temps en distinguant les jours d’école et ceux où il est présent à la maison. À cet âge, compter en dodo est leur principal repère pour appréhender les journées qui passent, et la poutre du temps est un bon moyen d’apprendre progressivement la notion du temps qui passe, au fil des semaines et des mois.

Dès l’âge de 7 ans, l’enfant est capable de comprendre le déroulement du temps sur une semaine, un mois, ou une année.

Mais alors, avant 7 ans comment pouvons-nous faire pour rassurer l’enfant et lui donner la possibilité de « maîtriser » la durée de son séjour loin de la maison ? Avec des outils adaptés à son âge ! Je vous dis tout plus bas.

Des vacances loin de la maison, ça se prépare !

En colonie de vacances ou chez un membre de la famille, les occasions sont nombreuses pour l’enfant de partir en vacances sans ses parents. Pour que le séjour se déroule dans la joie et la bonne humeur, la solution est l’anticipation !

Pour cela :

        Dialoguez avec l’enfant avec des mots simples pour lui expliquer la situation et les points positifs de ces vacances loin de la maison : passer du temps avec des membres de la famille, faire de nouvelles activités, etc.

        Rassurez-le pour lui rappeler que ce n’est pas un abandon. L’absence de la présence des parents n’est pas l’absence d’amour, par contre c’est la présence qu’il acquiert de l’autonomie.

        Expliquez-lui ce que vous ferez pendant son absence et rassurez-le en lui expliquant que vous gardez le contact par le biais d’appels téléphoniques ou d’envois de cartes postales.

Activités Ouikili

Nombreux sont les enfants qui se réjouissent de passer quelques jours chez papi et mamie, mais ne sont pas prêts à gérer une séparation sur plusieurs jours. Il est donc nécessaire de rassurer l’enfant en amont, avec des mots simples et surtout, avec des outils visuels qui lui permettront de maîtriser la notion du temps qui passe (et surtout du temps qu’il reste avant de retrouver ses parents).

Mais cela ne fait pas tout. Nul besoin de vous dire que l’enfant doit se sentir en sécurité lors de son séjour. Racontez-lui toutes les belles activités qu’il fera pendant ses vacances, et surtout il est indispensable qu’il soit confié à des personnes qu’il ait vu assez régulièrement (exit tata Josette qu’il a vue une seule fois dans sa vie, pour passer une semaine de vacances en sa compagnie).

Chez Ouikili, on s’est donné pour mission de concevoir des outils visuels pour accompagner les enfants (et leurs parents !) dans les premières grandes étapes de leurs vies. Et la séparation est bien l’une de ses grandes étapes de vie !

Un kit pour aider les enfants à dormir loin de la maison séparation en douceur

Vacances sans les parents

Quand vient le temps de partir pour quelques jours sans ses parents (que ce soit pour 1 ou 7 dodos), on se pose beaucoup de questions quand on est tout-petit, surtout lorsque l’on n’a pas la notion du temps… C’est pourquoi j’ai conçu le kit «mes vacances loin de la maison».

Ce carnet de 24 pages, au format A5 est multifonctions : il contient notamment des pages qui aident l’enfant à visualiser son séjour (préparer la séparation, un planning de dodos, ses petits rituels rassurants, des listes pour préparer ses affaires avec papa et maman, etc.).

Il est accompagné de 2 planches de 35 gommettes « activités » que l’enfant aura plaisir à coller sur son carnet au fil des jours. Ce « carnet de voyage » se transforme ainsi en carnet de vacances que l’enfant aura plaisir de ramener à la maison pour raconter ses vacances à ses parents.

Le tout est accompagné d’un pochon pour ranger tous ses trésors de vacances (et l’on sait que les enfants aiment en ramener !), d’une carte postale pour écrire aux parents et des crayons de couleurs pour dessiner ses journées.

Le tout préparé et glissé dans sa valise avec beaucoup d’amour pour que l’enfant soit rassuré pendant tout son séjour et passe de super vacances !

Avant le départ : je me prépare doucement à la séparation

 

Pour éviter que la séparation soit trop violente, il est recommandé que l’enfant apporte tout ce qui peut être rassurant pour lui. Mais s’il peut facilement apporter son doudou, difficile pour lui d’emporter avec lui les petits rituels rassurants qu’il a à la maison avec papa et maman. C’est pourquoi dans le carnet je vous propose de donner tous les conseils qui seront utiles aux personnes qui seront en charge de l’enfant, notamment, son petit rituel d’avant dodo pour des nuits sereines.

Également, le carnet est une véritable invitation pour l’enfant à s’investir pleinement dans la préparation de son séjour. Il pourra, avec ses parents, cocher les cases une à une lorsque l’on remplit la valise.

 

Et ce n’est pas tout. Ce carnet sert aussi de compte dodos. Pour cela, l’enfant compte le nombre de dodos qu’il fera en dehors de la maison. Chaque soir, il pourra ainsi cocher les dodos et visualiser combien il en reste avant de rentrer à la maison.

D’autres pages préparent l’enfant au départ comme les activités qu’il fera, avec qui il part, ce que ses parents feront en son absence, et l’organisation du jour et du départ et du retour à la maison.

 

Les « missions » de l’enfant pendant le séjour

Le carnet contient 15 jours de planning que l’enfant complète au fil de son séjour. Il peut soit coller une gommette “activité”, soit dessiner ce qu’il a fait dans la journée. L’adulte peut écrire quelques phrases pour raconter les belles aventures vécues.

Pendant son absence, l’enfant pourra également mettre des mots sur ses émotions grâce à la page dédiée, mais aussi faire la météo (comme à l’école ou sur son calendrier Ouikili !) et faire un joli dessin.

L’enfant trouvera également dans son kit une carte postale à envoyer à la famille, et ça, on sait que les enfants adorent poster leur petit courrier !

 

 

De retour à la maison : je raconte mes vacances à papa et maman

Une fois rentré de son séjour, le carnet se transforme en support visuel pour que l’enfant raconte ses vacances au reste de la famille. Les parents peuvent lire les notes écrites par l’adulte en charge de l’enfant pendant les vacances, pendant que l’enfant raconte avec ses mots les aventures vécues au fil des jours.

C’est aussi un joli souvenir de vacances que l’enfant pourra garder précieusement.

 

Chaque enfant est unique. Chaque parent aussi. Leur séparation sera vécue de manière personnelle, mais trouver les bons mots, et apporter un support visuel réconfortant, assureront une meilleure compréhension de la situation. Bonnes vacances à tous les petits loups sur le chemin de l’autonomie !

 

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Retour au calme : aménager un petit coin apaisant

Excitation, amusements avec les copains, sur-stimulation auditive ou visuelle, vite ! Un petit tour dans le coin de retour au calme et tout ira rapidement mieux. Il ne s’agit pas d’une punition. Non, bien au contraire ! Ce petit coin, bien aménagé, est un petit havre de paix que l’on offre aux enfants. Pourquoi et comment aménager un coin de retour au calme ? Et surtout, comment aider l’enfant à s’en servir lorsqu’il en a besoin. On vous dit tout !

Pourquoi créer un coin de retour au calme ?

S’il ne semble pas être une évidence pour tous, le coin de retour au calme est pourtant nécessaire pour certains enfants. Il est même indispensable pour les enfants aux besoins particuliers et d’une aide précieuse pour la gestion de comportement. On le retrouve d’ailleurs dans certaines classes de maternelle lorsque la maîtresse a la place d’aménager un petit coin calme.

Ce coin de retour au calme permet à l’enfant d’être seul, loin des distractions et du bruit ambiant qui peut régner en classe ou à la maison. C’est un endroit paisible où l’enfant peut retrouver son calme, en toute sérénité.

De manière générale, les enfants (comme les adultes) ont tous besoin de recouvrer leur calme à un moment, pour diverses raisons. Cela peut être d’avoir besoin de se calmer lorsqu’il y a un débordement d’excitation, un jeu un peu animé, ou encore une colère que l’on a besoin d’évacuer calmement. Dans tous les cas, le calme est nécessaire après la tempête.

Seulement, il n’est pas toujours facile pour des enfants (surtout en bas âge) de suffisamment se connaître pour savoir quand l’excitation est à son comble, ou quand ils ont besoin de se calmer. Ils vivent l’émotion sur le moment, mais ne s’interrogent pas sur ce que cela engendre pour eux, ou les enfants et adultes qui les entourent.

C’est donc à l’adulte d’avoir un rôle de modérateur et de guider l’enfant vers un retour au calme. Son rôle est de prendre les moyens nécessaires pour aider l’enfant à comprendre que les limites sont atteintes et qu’il est temps de s’apaiser. C’est précisément à ce moment-là que le coin calme est le plus apprécié.

Pour certains enfants, atypiques, ou aux besoins particuliers, le coin calme est un petit coin de paradis nécessaire à leur équilibre. Certains enfants par exemple sont très sensibles aux stimuli environnementaux, aux bruits, ou aux couleurs trop vives. Ceci peut provoquer des comportements chez l’enfant qui sont des alertes pour les parents, signes que c’est trop. Pour ces enfants, le coin de retour au calme est une aubaine. Ils y trouvent un coin relaxant, où ils peuvent se retrouver seuls pour diminuer leur niveau d’énergie et retrouver leur calme.

Comment aménager un coin de retour au calme ?

Il faut en premier lieu trouver l’endroit idéal pour installer le coin de retour au calme. Il doit de préférence être placé dans un endroit un peu à l’écart pour que l’enfant puisse s’isoler, sans avoir de monde autour de lui.

Le coin doit être matérialisé par un tapis au sol, des étagères formant un coin, ou encore par un rideau par exemple. Pour le rendre confortable, on peut également y ajouter des coussins ou des couvertures pour que l’enfant puisse se lover dedans. Le but premier est que l’enfant s’y sente bien et au calme, on peut donc user sans modération d’accessoires « cocooning ».

Le coin calme n’a pas besoin d’être très grand puisqu’il est important de réserver cet espace pour un seul enfant à la fois.

À l’intérieur de cet espace calme, il est important que l’enfant puisse trouver un support pour nommer ses émotions. Cela peut être des petites cartes matérialisant les émotions, un tableau, ou encore une roue des émotions. Ici, nous aimons beaucoup celle de Zèbre et Colibri que l’on peut personnaliser en choisissant parmi plusieurs illustrations d’enfants. Pour télécharger gratuitement cette roue des émotions, c’est par ici.

On peut également mettre à disposition de l’enfant un bac avec plusieurs objets utiles à la gestion du stress : des balles antistress, des bouteilles sensorielles, des doudous, etc.

Et bien sûr, on glisse également quelques livres sur les émotions, que l’enfant pourra feuilleter tranquillement.

Il est également possible de mettre un petit poste radio qui diffusera de la musique douce et relaxante. L’enfant peut ainsi s’allonger dans son coin douillet et se concentrer sur sa respiration. C’est une excellente technique pour apprendre à l’enfant de se concentrer sur sa bulle personnelle et faire abstraction du monde qui l’entoure.

Si votre enfant souffre d’hypersensibilité auditive, n’hésitez pas à lui fournir un casque antibruit à disposition dans le coin de retour au calme, pour qu’il s’apaise rapidement.

Comment aider l’enfant à utiliser le coin calme ?

Aménager un coin calme, ce n’est pas magique. Encore faut-il que l’enfant s’y rende… et idéalement en toute autonomie. Mais comme pour tout apprentissage, l’enfant a d’abord besoin d’un temps d’adaptation, et surtout qu’on lui montre le chemin.

Ainsi, une fois le coin mis en place, prenez le temps de l’explorer avec votre enfant pour qu’il découvre les différents espaces : coussins, livres, jeux, etc., et expliquez-lui à quoi sert ce petit espace de retour au calme. Prenez le temps de manipuler chaque objet de retour au calme pour qu’il puisse les utiliser seul et sache où les trouver.

En pratique, lorsque vous sentirez que les émotions de votre enfant sont trop vives, nommez-les « je sens que tu es trop excitée et que tu as besoin de te calmer », « tu es en colère, tu es tout rouge et les poings serrés », « le volcan éclate » etc., chacun trouvera les mots pour faire comprendre à son enfant qu’il est temps de se rendre dans le coin calme. 

Le fait de guider l’enfant au départ va lui permettre de se connaître et de savoir à quel moment il a besoin de se rendre dans le coin calme. Au bout de quelques semaines, il sera capable de s’y rendre en autonomie et de profiter des bénéfices de cette pause au calme.

Dans tous les cas, il est souvent contre-productif de vouloir stopper l’émotion de l’enfant, l’enfant vivre son émotion, et non de la stopper.

Il est aussi utile d’attendre que la crise soit passée pour tenter de mettre des mots sur ce qu’il vient de se passer. Apprenez à votre enfant à respirer (inspirer et expirer calmement), c’est indispensable pour un retour au calme rapide. Ils pourront ensuite utiliser cette technique n’importe où, lorsque le besoin se fera sentir.

Bon à savoir !

Les crises chez les enfants en bas âge sont tout à fait normales, ils vivent leurs émotions sans savoir comment les gérer. Vers l’âge de 3 ans, les crises peuvent être nombreuses et parfois durer longtemps, il faut donc s’armer de patience.

Après une forte crise, un enfant (comme un adulte) peut avoir besoin de 12 à 24 heures avant de retrouver la pleine maîtrise de ses émotions…

 

 

 

 

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Occuper les enfants en voiture : fini les trajets interminables !

Chez Ouikili vous savez que j’aime aider les enfants (et les parents !). Et je trouve qu’il n’y a rien de pire qu’un trajet en voiture interminable car les enfants s’ennuient. Je vous propose donc une petite sélection d’idées pour occuper les enfants en voiture et envisager la route des vacances comme un moment agréable ! C’est parti, on the road again…

Occuper les enfants en voiture sans rien emporter

« Oups ! On a laissé le sac de jeux sur la table avant de partir ! » Ou tout simplement « on n’a rien prévu pour les occuper… ». Argh la galère ! Si c’est un trajet d’une heure, ça peut aller, mais pour les longs trajets, comme souvent en juillet et août pour les vacances en famille, il faut trouver de quoi les occuper. Sinon on risque vite de regretter d’être parti avant d’arriver à destination. Voici quelques idées à exploiter sans rien avoir à emporter !

Chanter !

Si, si. Enfin, seulement un moment. Pas sur les 6 h de voiture hein. Mais croyez-moi, c’est une super solution pour occuper les enfants en voiture, et en plus ça met une bonne ambiance dans la voiture (si tout le monde est d’accord avec la musique à chanson bien entendu…). Pour les plus petits, on opte pour les comptines apprises à la maison ou à l’école, et pour les plus grands on peut même piocher dans leur playlist. 

Un blind test musical !

On reste dans le même thème, mais cette fois-ci on laisse chanter les artistes et on tente de deviner le titre de la chanson ou le chanteur. À adapter selon l’âge de l’enfant bien sûr.

Le jeu des devinettes

Celui-ci on peut le décliner à l’infini. L’idée est simple : quelqu’un pense à quelque chose et les autres doivent deviner ce que c’est. La règle ? On ne doit poser que des questions auxquelles on peut répondre par oui ou par non. On peut jouer avec les animaux, des personnages, des objets, etc.

Pour les plus petits, on simplifie les règles en donnant des indices : « je suis un poisson qui vit de grandes aventures et j’ai une toute petite nageoire ». Nemo bien sûr !

Le jeu des lettres ou petit bac

Ce jeu amuse beaucoup les enfants de tout âge. On choisit une lettre de l’alphabet et un thème (animaux, objets, etc.). Chacun son tour, on donne par exemple le nom d’un animal commençant par la lettre C. Celui qui trouve le dernier animal a gagné ! Ou celui qui ne trouve plus de réponse ou cite un mot déjà donné a perdu. Au choix, c’est pareil ! C’est un jeu auquel on peut jouer des heures ! Variante pour les plus petits : on n’impose pas de lettre, ils peuvent citer tous les mots d’une catégorie qu’ils connaissent !

Le jeu du loto

C’est simple, chaque passager choisit le numéro de son choix (à 2 ou 3 chiffres selon l’âge de l’enfant). Chaque fois que l’on voit son chiffre sur une plaque d’immatriculation, on marque un point. Celui qui a le plus de points gagne !

Le jeu du portrait chinois

Ici, on laisse parler son imagination. C’est un excellent exercice pour les enfants. L’un lance une proposition « si j’étais un animal, je serais… » et les autres doivent répondre en expliquant leur choix. Cela fonctionne avec tout, si j’étais un plat, un pays, un livre, un objet, un héros, un chanteur, un vêtement, un bonbon, etc.

Le jeu des couleurs

On choisit une couleur et le premier qui trouve quelque chose de cette couleur sur le trajet a gagné ! Pour les plus petits, on peut aussi s’amuser à nommer les couleurs des voitures. Et pour les plus grands, on peut leur demander de compter ! Combien de voitures vertes allons-nous croiser en route par exemple.

Le petit conducteur

L’idée ici est de faire participer les enfants à la vie de la voiture. On peut alors leur demander d’indiquer les limitations de vitesse lues sur les panneaux, d’essayer de déchiffrer les panneaux qu’il voit, etc.

Occuper les enfants en voiture en ayant anticipé !

Après ces quelques idées de jeux qui ne nécessitent rien, mis à part votre imagination, on peut aussi concocter des petits jeux qui seront préparés en amont, en même temps que les valises ! En voici quelques-uns.

Organiser une chasse au trésor !

Tranquillisez-vous, on ne va pas vous demander aux enfants de trouver quelque chose dans la voiture ! Il s’agit en fait d’une petite liste à préparer avant de partir et à donner aux enfants en entrant dans la voiture, avec un crayon. Sur cette liste on y trouve des choses variées que l’on peut voir sur le trajet des vacances. Dès que l’on repère l’une d’elles, on coche la case ! C’est un jeu super rigolo et exploitable à l’infini.

Voici quelques pistes à noter sur la liste à cocher :

        Une caravane

        Une vache

        Une voiture bleue

        Un panneau STOP

        Une éolienne

        Une boulangerie

        Un pont

        Un camion

Faire du coloriage

Que ce soit dessiner sur une ardoise magique le paysage que l’on voit par la fenêtre, ou colorier un cahier prévu à cet effet, le coloriage fait toujours son petit effet ! Le must : on prévoit un petit support rigide pour que l’enfant soit à l’aise pour créer.

Où suis-je ?

Les grands aiment souvent regarder une carte. Ils seront donc ravis de savoir où ils se trouvent et de suivre le trajet si vous leur donnez une carte de la région. On peut s’amuser à lui faire repérer la route qu’emprunte la voiture. C’est un excellent jeu pour développer son sens de l’orientation tout en s’amusant !

Imaginer une histoire !

Avant de partir, glissez des papiers avec des mots notés dessus dans un petit sac (noms, verbes adjectifs, tout ce qui vous passe par la tête). Sur la route, piochez 3 papiers et imaginez une histoire avec ces 3 éléments.

Lire ou écouter une histoire

Vous pouvez vous-même faire la lecture aux enfants, sinon il existe des CD d’histoire à écouter, des podcasts et même des boîtes à histoires (chez nous la Lunii est devenue incontournable pour les trajets en voiture). Le tout est d’y penser avant de partir ! 

Je vous recommande l’intégrale des histoires racontées par Aldebert (aussi disponible sur les plateformes Deezer et Spotify) ! Mais aussi Histoire et… Oli sur France inter (et pour les plus grands Les Odyssées !)

 

Des mini-jeux à emporter partout

Il existe maintenant de nombreux jeux au format « poche » que l’on peut facilement transporter à droite, à gauche : jeux de cartes, puissance 4, et même des petits jeux de réflexion de type Smartgames qui sont extras pour occuper les enfants en voiture.

Un peu d’écrans… 

Et oui, on a beau dire, les écrans sont parfois bien pratiques quand même… Le tout est de bien les doser ! Pour les trajets très longs, un petit dessin animé ou un peu de console peuvent permettre aux enfants de rester calmes une petite heure et aux parents de se reposer un peu ! Et oui, chercher des occupations tout au long du trajet pour les enfants, ça fatigue !

Kit des Vacances loin de la maisonToutes ces idées de jeux et activités à faire en voiture peuvent être placées dans un petit sac « surprise » que l’enfant découvrira au fur et à mesure du trajet. Et surtout, on n’oublie pas d’y glisser son « kit de vacances loin de la maison » !

Si malgré tout cela vous arrivez à court d’idées, demandez aux enfants de vous concocter le planning des vacances. Qui sait, cela pourrait bien vous donner des idées d’activités à faire en famille !

 

Pour finir, on n’oublie pas de prévoir des petites collations pour les enfants et de bien s’arrêter régulièrement, au moins toutes les deux heures, pour que tout le monde s’aère, s’hydrate, se dégourdisse les jambes. Même les parents ! Pour souffler un peu… ça fait du bien !

 

 

 

 

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La routine avec les enfants, comment s’y prendre ?

Instaurer une routine avec les enfants : les clés de la réussite

La routine permet aux enfants de mieux se repérer dans leur journée, mais aussi d’acquérir de l’autonomie dans les gestes du quotidien, tout en étant accompagnés. La routine est un excellent moyen de mettre en place des habitudes par le jeu, à différents moments de la journée. Routine du matin, du soir, ou simplement une routine à un instant T, comme lorsque l’on rentre de l’école par exemple. On peut également mettre en place des routines hebdomadaires ou mensuelles pour que les enfants participent à la vie de la maison. Ils adorent se voir attribuer certaines tâches ! Ces routines, qui aident les enfants à visualiser les étapes clés qui amènent à la réalisation d’une action plus grande sont-elles pour autant obligatoires ? Apportent-elles que des bénéfices ? Et surtout, comment s’y prendre pour mettre en place un tableau de routine ? Parlons-en !

 

Pourquoi mettre en place une routine pour les enfants ?

La mise en place de routines pour les enfants permet deux choses très importantes : elles apportent une vision globale d’une habitude et elles permettent aux enfants de mieux se repérer. Elles servent également à identifier facilement les actions qui ont déjà été réalisées, et celles qui restent à faire.

Par exemple, pour une routine du coucher, cela permet à l’enfant de visualiser ce qu’il reste à faire avant de se coucher (se brosser les dents, passer aux w.c., etc.). Il en est de même lorsque l’enfant est plus grand et qu’on lui demande de garder sa chambre propre. Une liste des tâches à faire pour la routine « je range ma chambre » lui permet de prendre conscience du travail déjà accompli, et ce qu’il reste à finaliser.

Pour résumer, cela permet aux enfants d’avoir une vision claire des choses à faire, grâce à un support visuel. Les routines peuvent également servir à éviter certains débordements aux moments clés de la journée.


Verso magnétiqueQuels sont les avantages à mettre en place une routine ?

La journée d’un enfant est rythmée par des routines, que ce soit à l’école ou à la maison. Ce sont des gestes et des événements qui reviennent chaque jour dans le même ordre et, souvent, à la même heure (le réveil, le repas, le goûter, le coucher, etc.). Pourquoi est-ce si important de leur donner ce « cadre » ?

Ils se sentent en sécurité

Plus le quotidien de l’enfant est prévisible, plus il se sent en sécurité. Ces routines couvrent une partie des besoins essentiels de l’enfant (les heures de sommeil, les soins d’hygiène, les repas, etc.). Mais les routines vont au-delà de ça, puisque grâce à elles, l’enfant se sent rassuré, apprend à prendre soin de son corps, gagne en autonomie et s’affirme.

Les routines clairement établies rassurent l’enfant, car elles lui permettent de savoir ce qui va arriver, et de situer dans le temps, dans sa journée : sommes-nous le matin, l’après-midi, le soir ? Que va-t-il se passer après manger ? etc. Ces moments répétés lui permettent d’amorcer plus sereinement les différents moments de la journée, en étant plus détendu. Et on le sait, un enfant calme et en pleine confiance, est plus à même de se laisser aller au sommeil !

Ils développent leur autonomie

Grâce aux routines, l’enfant acquiert peu à peu les gestes du quotidien, notamment ceux qui concernent son hygiène : il est capable d’aller seul aux toilettes, se laver les mains, se brosser les dents, s’habiller, etc. Il se sent en contrôle puisqu’il sait précisément ce qu’il doit faire, à quel moment. Cela lui procure également souvent un sentiment de fierté de réussir à accomplir seul ces petits gestes de la vie quotidienne.

Mettre en place des routines, c’est également donner une grande impulsion à l’enfant pour devenir autonome. Par exemple, au moment de s’habiller, il peut choisir ce qu’il portera parmi un choix restreint que vous lui aurez donné. Cela l’incite à participer et à être pleinement acteur de sa routine.

Ils développent leur coordination et leur habileté sociale

En les laissant être acteur de leur routine, les enfants savent ce qu’ils doivent faire avant de partir le matin, ou avant de se coucher le soir par exemple. Et parce qu’ils sont fiers de faire les choses par eux-mêmes, ils demandent de moins en moins d’aide. C’est le cas par exemple pour s’habiller, ce qui leur permet petit à petit de développer leur coordination de mouvements.

À la garderie comme à l’école, les routines permettent aux enfants de développer leurs habiletés sociales. En effet, ils ne peuvent pas toujours tous faire la même chose en même temps (se laver les mains, passer aux toilettes, etc.). Ils apprennent donc progressivement à attendre leur tour, le temps que les copains aient terminé !

 

Vacances chez les grands-parents
Quelques magnets suffisent

Une routine efficace c’est quoi ?

Pour commencer, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour mettre en place une routine avec votre enfant. La plus facile à mettre en place et à comprendre pour l’enfant est celle du coucher : après manger on se brosse les dents, on lit l’histoire avant d’aller au lit, etc.

Pour la mise en place d’une routine efficace (sans trop de protestations de la part des enfants), voici quelques conseils :

        Être constant : on ne le dit jamais assez, le secret d’une routine qui fonctionne est la régularité. La routine doit être la même tous les jours, au même moment de la journée.

        Faire simple : votre enfant doit facilement se souvenir de la routine et donc de ce qu’il doit faire. Il est donc préférable d’éviter trop d’étapes.

        Être flexible : la routine ne doit pas être un cadre trop strict, et doit avant tout s’adapter au développement de l’enfant. On peut donc la faire varier légèrement en fonction du niveau d’autonomie de l’enfant et de son envie de participer à ce moment-là.

        Montrer l’exemple : le meilleur moyen de faire adopter des routines aux enfants, c’est de leur montrer que vous, parents, vous en avez aussi. Par exemple, si dans la routine votre enfant doit ranger sa chambre avant de passer à table, profitez-en également pour ranger une pièce de la maison. Cela lui donnera l’impulsion tout en lui montrant que vous aussi vous rangez vos affaires.

        Impliquer l’enfant : si l’enfant sent qu’il a un certain contrôle, il participera plus facilement. Ainsi, il est préférable de donner une liste de choses à accomplir, et non l’ordre dans lequel elles doivent être faites. Le principal étant que tout soit fait avant de partir ou d’aller se coucher. On peut donc aisément laisser le choix à l’enfant : ce soir, préfère-t-il se laver les dents avant ou après avoir enfilé son pyjama ?

        Rendre les routines amusantes : on le sait, tout ce qui est amusant plaît aux enfants. Ainsi, si on veut que l’enfant accomplisse sa routine avec plaisir, il faut user d’ingéniosité et de jeux. Cela peut être des images amusantes, ou encore de chanter toujours la même chanson quand vient le moment de se laver les mains (en plus les enfants en apprennent à l’école !).

 

 

Comment présenter les routines aux enfants ?

Le premier conseil que l’on peut vous donner est de trouver quelque chose de plus attrayant que le mot « routine » pour en parler aux enfants. On peut parler de rituel, ou d’une petite liste de missions à accomplir par exemple. Certains parlent d’aventures », on retrouve alors l’aventure du matin, l’aventure du petit-déjeuner, l’aventure du rangement, l’aventure pour mettre la table, l’aventure du bain, etc. Le tout est de capter l’attention des petits aventuriers !

Il convient ensuite d’identifier les actions à réaliser par l’enfant. Pour rappel, on évite d’en mettre 30, et surtout on fait en sorte que ce soit le plus clair possible pour lui.

Enfin, il faut trouver LE support qui permettra à l’enfant de visualiser ses petites missions. En tant que parents nous le savon tous : il y a les « vrais » outils qui fonctionnent sur la durée, et les « faux outils » une fois l’effet du tout beau tout neuf passé n’intéressent plus les enfants. La clé de la réussite est là : trouver l’outil idéal que vous pourrez garder plusieurs mois ou années.

Le tableau de routine : l’utiliser à bon escient !

À mon sens, il faut veiller à ne pas basculer dans le « tu suis le tableau sans broncher ». Le tableau de routine doit servir de support et être flexible. L’idée n’est pas de demander à l’enfant d’accomplir ses missions dans un ordre prédéterminé pour le « discipliner » comme dirait nos aïeuls. Par exemple, pour certaines missions il y a un ordre logique (on se lave les dents après manger), mais pour d’autres il est bien que l’enfant soit libre comme pour mettre son pyjama avant ou après manger.

Le principe d’un tableau de routine n’est pas de faire en sorte que « ça file droit » ou de mettre en place une organisation quasi militaire, mais plutôt de voir cela comme un support ludique pour aider l’enfant à comprendre ce que l’on attend de lui à différents moments de la journée.

La mise en place d’un tableau de routine demande du temps, pour expliquer et échanger avec l’enfant sur ce qu’il voit sur le support. Les parents doivent se rendre disponibles pour que les enfants comprennent le sens de leur demande, trouvent un espace de liberté dans cette demande, ou encore expriment leur opinion ou leur avis.

C’est cet échange qui va enclencher un processus relationnel de confiance, mais aussi participer au développement de l’enfant. Laisser une place à l’enfant pour s’exprimer sur le sujet lui permet de développer son langage et ses pensées, mais aussi et surtout il sent qu’il est une personne à part entière et développe ainsi confiance et estime de soi.

Ainsi, un tableau « modulable » est idéal, car cela permet d’ouvrir la discussion entre le parent et l’enfant. C’est pour cela que j’ai accepté la mise en place de magnets de routine, à la demande des parents. Le calendrier Ouikili permet de moduler les missions liées à chaque routine en fonction des enfants. Rien n’est figé !

Pour que le tableau de routine reste un outil positif pour l’enfant, il faut également continuer à l’accompagner. Le tableau ne doit pas être un prétexte pour le laisser seul. Lorsqu’il ne ressentira plus le besoin d’aller voir le tableau, c’est qu’il n’aura plus besoin non plus du tableau, puisqu’il saura les missions qu’il a à accomplir.

D’autre part, il est important de ne pas confondre « savoir ce qu’il faut faire » qui appartient à la connaissance (l’enfant sait ce qu’il doit faire) et « savoir faire » qui est de l’ordre de la compétence (l’enfant sait le faire). En effet, au départ certaines missions seront difficiles à accomplir seules pour l’enfant. Cela peut être le cas pour s’habiller, car mettre des chaussettes peut être difficile (du point de vue moteur ou de la maturité cérébrale liée à la concentration que demande la tâche).

Un tableau de routine modulable qui se construit ensemble

Le tableau modulable est donc une bonne alternative pour la mise en place de routines. Les magnets permettent de créer aisément une routine du matin et du soir qui s’adapte en fonction des besoins.

Chez Ouikili, les routines peuvent être placées en haut du tableau, ou au dos. Il y a aisément la place de pouvoir placer également les magnets des émotions pour que l’enfant puisse partager son ressenti sur sa journée et la routine du jour par exemple : est-il content ? Cela l’a-t-il fatigué ? etc.

 

 

 

Rappelez-vous, il n’est jamais trop tard pour mettre en place une routine avec votre enfant. Prenez le temps de trouver le support qui vous convient le mieux et d’expliquer l’outil à vos Loulous. Enfin, la flexibilité est la clé d’une routine qui fonctionne sans impression de contrainte !

 

 

 

 

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Ma boîte à magnets